Interview de Thomas Siettel, Vice-Président de la Communauté de Communes du Pays d’Urfé

Interview de Thomas Siettel, Vice-Président de la Communauté de Communes du Pays d’Urfé | Blog #JeSauveMonCommerce

Thomas Siettel nous a accordé de son temps afin de discuter de la plateforme Je Sauve Mon Commerce. Cette plateforme est dédiée aux commerçants pour leur permettre de continuer d’exercer leur activité pendant le confinement. Le Pays d’Urfé a adhéré au concept afin que ses commerçants puisse avoir leur propre page de vente en ligne. Pour la Communauté de Communes, Je Sauve Mon Commerce est une réelle solution pérenne qui serait un outil prometteur pour l’après-confinement, avec comme objectif un maximum de commerçants sur la plateforme. Le projet ayant déjà permis des ventes sur Internet en moins d’une semaine après la mise en place, Thomas Siettel a beaucoup d’espoir pour la suite.

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Comment se porte la Communauté de Communes ? Quel est l’état ambiant des commerçants durant ce second confinement ?

Les commerçants qui sont fermés administrativement sont plutôt inquiets de leur situation, notamment de la grosse baisse voire de l’absence d’activité. Certains avaient déjà mis en place, lors du premier confinement, des ventes à emporter, ce qui leur a permis de maintenir une certaine activité. Et d’autres cherchaient justement des solutions pour maintenir un peu d’activité.

Comment s’est passée pour vous la mise en place de la plateforme Je Sauve Mon Commerce ?

La mise en place a été rapide puisque ça a pris moins de 15 jours. Pour une collaboration avec une plateforme qui n’existait pas au moment de notre demande, c’est plutôt très rapide.

Qu’attendiez-vous de la plateforme ?

Qu’elle nous permette un affichage territorial, à l’échelle du territoire de la Communauté de Communes. Mais aussi qu’elle soit disponible d’un point de vue indépendant pour les commerçants, ce qui est le cas aujourd’hui : ils ont chacun leur propre site intégré dans la plateforme. On espérait qu’elle soit très souple puisqu’il y a des commerçants qui s’en servent uniquement de vitrine, d’autres qui ont mis en place le Click & Collect, certains vendent des chèques cadeaux et/ou des bons solidaires. La plateforme est donc très souple dans les choix, mais elle l’est aussi dans les choix des moyens de paiement puisque le commerçant décide lui-même ce qu’il autorise ou non.

Pourquoi ne pas avoir choisi une Marketplace, comme ça se passe actuellement à Roanne, où tous les commerçants peuvent ajouter leurs produits ?

On souhaitait que chaque commerçant ait sa propre plateforme et la main dessus, et que ce soit un affichage territorial. Sans oublier que QG & Co est implanté à Chérier, ce qui est important pour nous.

Combien de commerces avez-vous réussi à fédérer autour de la plateforme ?

Au moment où je vous parle, il y a environ 15 commerces référencés. Et d’autres qui ont accepté et qui sont sur le point de s’inscrire.

Quels sont les premiers retours de la part de ces commerçants ? Comment s’est passée la prise en main ?

Pour les personnes qui maîtrisent un minimum les outils informatiques, ça a été assez simple. On a également bénéficié de votre soutien téléphonique et de tutos très bien réalisés pour une prise en main, ce qui a encore plus simplifié les choses. En revanche, pour les personnes qui sont réfractaires ou qui n’ont pas les connaissances même basiques de l’informatique, ça a été un peu plus compliqué. Mais ils ont pu bénéficier de votre aide et de celle des agents du site de proximité.

Est-ce que l’outil a une vocation temporaire ou bien est-il prévu qu’il dure après le confinement pour devenir un véritable outil pour mettre en avant les commerces du territoire ?

Le confinement a vraiment déclenché la démarche. On a choisi votre offre dans le but de pérenniser l’action.

Quel est donc l’objectif à long terme ?

Dans un premier temps, nous allons regarder les adhésions des commerçants et ce qu’ils en retirent. À la Communauté de Communes, nous avons choisi de leur offrir les deux premiers mois d’abonnement. Il faudra aussi que l’on observe si les commerçants continuent à s’inscrire sur la plateforme. L’objectif étant d’en avoir un maximum pour conserver cette cartographie territoriale. Ce qui est, à mon sens, un atout pour les jeunes générations mais aussi pour les touristes qui viennent sur le territoire. Cela permet aussi de repérer facilement où se trouve chaque commerce, ce qu’il est possible d’acheter et comment. En tout cas, nous sommes ravis d’avoir pu trouver une solution rapide et efficace à mettre en place puisque, moins d’une semaine après, des premières ventes en ligne ont eu lieu. Les retours des commerçants sont positifs, que ce soit à propos de notre démarche ou du choix de la plateforme.